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GUILLAUME CHAPDELAINE GIRARD (Sous la collaboration de Patrice-Guy Martin)
Guillaume Chapdelaine oeuvre depuis plusieurs années en technologie de l'information. Il est coordonnateur des communications et du marketing pour la firme Waveroad Consult, une entreprise de services professionnels spécialisée en télécommunication et en sécurité des TI. Son intérêt pour l'industrie, l'analyse des tendances et la sécurité de l'information l'a amené à rédiger plusieurs articles pour divers magazines et organisations.Vous pouvez le joindre au 514 935-2020, poste 228 ou guillaume.chapdelaine@waveroad.ca
Direction informatique - Les zones de la vie privée - Octobre 2009
Le concept des zones de la vie privée est en soi un concept plutôt flou. Quoique, en circonscrire les zones, ou plutôt en établir les fondements qui dictent la conduite de vos employés est chose simple, les respecter en est une autre...
Dans les années 1960, deux psychologues américains ont élaboré une théorie qui illustre bien ce constat. La « Fenêtre de Johari » (fig. 1) délimite les zones de communication entre deux entités. La théorie consiste à définir la base de nos relations en 4 zones « égales » et bien distinctes : publique, cachée, aveugle et inconnue.
Par l'interaction des deux entités, les zones auront tendance à diminuer ou augmenter (fig. 2). Prenons l'exemple d'un client et d'un fournisseur, plus le client exprimera ses besoins et exposera son problème, plus la zone cachée (façade) envers son fournisseur diminuera. à l'inverse plus le fournisseur aura de l'information quant à la situation vécue par son client plus il sera en mesure de diagnostiquer le problème, fournir une solution adéquate et par le fait même diminuer la zone aveugle (blind spot) de son client.
Sachant cela, comment contrôler l'information qui se transige entre un client et un fournisseur? Comment éviter de divulguer de l'information privée? Évidemment, encadrer les processus d'affaires, se conformer aux normes de son industrie et implanter une politique de sécurité sont autant de bons moyens pour circonscrire les zones privées de l'entreprise.
Cependant dans la réalité, tout comme avec la « Fenêtre de Johari », les relations évoluent à travers le « cadre » instauré par l'entreprise : le contexte change, les intervenants sont remplacés, etc. Ces détails qui limitent l'efficacité des contrôles mis en place par l'organisation ont toutefois un point en commun, ils sont tous liés à un élément incontrôlable : l'aspect humain.
Les comportements acquis et innés de vos employés menacent tous les jours l'intégrité et la confidentialité de vos actifs informationnels. Il est donc du devoir de chaque organisation de sensibiliser ses employés et ainsi parvenir à prévenir les comportements à risques.